En hommage à tous ceux qui doivent se battre avec ou contre eux-même, un sonnet récemment épousseté.
Le malade
Jamais je ne pourrai oublier son sourire,
Celui-ci, le plus beau ; celui-là, le plus grand,
Le regard tellement vrai qui vous fait rougir,
Et qui fait frémir les soldats des plus hauts rangs.
Pourtant, jamais il n’a vu le rouge des hommes,
Ni entendu les oiseaux de guerre siffler,
Alors il n’apprécie guère qu’on le surnomme
Le survivant : il n’espère que d’être aimé.
Si cela ne suffit point, il doit être fort
Pour être prêt à léguer son précieux trésor,
Mais cela l’effraie malgré ce qui lui ont lu :
Les hommes en bleu en demandent beaucoup de lui,
Mais il livre déjà le combat d’une vie
Puisqu’il y a bien longtemps que son crâne est nu.
Vraiment impressionnant. J’adore absolument la deuxième strophe. Quand avais-tu écrit ça?
Par Z. le 10 avril, 2008
à 3:40