Publié par : marcperron | 3 mai, 2008

Jumelles

Ici, aucune dédicace, que des vers : pas les meilleurs, mais les plus justes malgré leur maladresse, je crois.

Jumelles

Le clocher les brusque ; il secoue les plus forts :
Ceux qu’on a cru invincibles et intouchables,
Pour une raison même ignorée de la mort,
Et qui laisse un sentiment des plus maussades.

Il est vrai que la faim justifie les moyens,
Mais de me retrouver à ce nouveau festin
Laisse dans la perplexité mon appétit :
Ne servant plus à rien, ma langue dans l’oubli.

Alors que ce n’était qu’un vieil acharnement
Sur des cendres qui brûlaient depuis trop longtemps,
Les vives couleurs du printemps qui renaissent
Me font tenir la liberté pour promesse.

Après l’illusion me paraît l’évidence
Que j’étais bien aveuglé par ces jumelles
Et qu’elles l’avaient rendue dure et immense,
Trompant les plus expérimentées prunelles.


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